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Le Parisien revient dans l’affaire des « dépanneurs pirates », entre l’implication de la préfecture du Val-d’Oise et le silence assourdissant du tribunal judiciaire local. Alors que tout confirme notre plainte d’avril 2025, aucune autorité n’entend ouvrir d’enquête, ni même répondre à un journaliste.
Le combat continue.

Voitures remises en circulation, montages financiers… Le nouveau scandale des fourrières parisiennes

 INFO LE PARISIEN. La société DLA a repris en mars une partie des marchés parisiens des fourrières. Après le scandale de corruption qui a touché sa prédécesseure Inter Dépannage, DLA fait, elle aussi, l’objet d’une vaste enquête de gendarmerie.

Par Nicolas Jacquard | Le Parisien, 25 août 2026

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La relation entre les professionnels du secteur et la préfecture est stratégique car c’est cette dernière qui valide les agréments des fourrières. De la même manière, elle autorise l’accès des démolisseurs au SIV, le fichier des immatriculations.

À un moment, la préfecture a suspendu cet accès pour plusieurs démolisseurs concurrents de DLA, nous explique une source, alors que cette dernière n’a elle-même jamais été inquiétée. Ces concurrents lésés ont dû batailler pour retrouver un accès plein et entier aux fichiers.

Dans le Val-d’Oise, les services de l’État ont aussi fait la chasse aux « dépanneurs fantômes », des concurrents de DLA qui ont contesté en justice la saisie de leurs véhicules, tout en maintenant qu’ils avaient le droit d’intervenir sur certains secteurs routiers.

À cette occasion, plusieurs plaintes avaient été déposées contre DLA et le préfet par Me Pierre Farge. Ce dernier dénonçait les méthodes musclées de la société de fourrière. Par exemple, l’utilisation de « barres de fer, l’arrachage des jantes et la destruction du pare-brise » du véhicule de l’un de ces dépanneurs concurrents.

Dans ce même dossier, selon nos informations, la partialité d’un fonctionnaire de police chargé du dossier a été mise en cause par l’avocat.
L’IGPN, la « police des polices », a ouvert une enquête.

Au-delà des interpellations de ses clients pour des motifs qu’il qualifie de « fantaisistes », Me Pierre Farge, l’avocat de ces dépanneurs présentés selon lui à tort comme « pirates », dénonce « un détournement de l’appareil d’État pour servir des intérêts particuliers ».

D’ordinaire prompts à communiquer, les services de la préfecture du Val-d’Oise n’ont pas souhaité s’exprimer, redirigeant vers le procureur de la République de Pontoise, « cette affaire faisant l’objet d’une procédure judiciaire en cours ».

Contactés à plusieurs reprises, ni Guirec Le Bras, le procureur de la République, ni les services du parquet de Pontoise n’ont répondu à nos sollicitations. La mairie de Paris n’a pas non plus souhaité d’exprimer, refusant même de confirmer la récente passation de marché.

Comme une triste coïncidence, dans la nuit de jeudi à vendredi, un incendie a détruit une quinzaine de véhicules sur le site de DLA à Herblay. D’après La Gazette du Val-d’Oise, il se serait produit vers 3h30 du matin, « les flammes se sont propagées aux voitures entreposées, dont certaines sur des racks à 10 m de hauteur ».

Lien vers l’article : https://www.leparisien.fr/faits-divers/voitures-remises-en-circulation-montages-financiers-le-nouveau-scandale-des-fourrieres-parisiennes-25-08-2026-QXWZHPSRWZHL7DI3IBJPHMXDHE.php